La démarche Réseau et cluster vers de nouveaux processus d'affaires
La démarche du Cluster permet une mise en commun de forces, compétences, outils et stratégies, dans la poursuite d'un même but: le développement économique local mais aussi national. Les incidences positives du clustering peuvent être appréhendées au regard de différents indicateurs.
Le clustering, outil au service du développement économique
La démarche dite clustering constitue un point fort de la stratégie de développement économique.
Le cluster constitue une réponse provenant de différents acteurs économiques, en situation de concurrence ou de coopération, à des signaux provenant du marché. Les entreprises composant le cluster peuvent alors accéder à des marchés nouveaux mais surtout à des savoir-faire, des technologies, des développements en commun et à une meilleure couverture de la chaîne de valeur ajoutée dans leur domaine d’activité, qui ne seraient pas accessibles si elles agissaient isolément.
Aussi, la stimulation des réseaux ou clustering est perçue comme un enjeu fondamental pour permettre aux entreprises mais aussi à l’ensemble des acteurs économiques ou politiques locaux de se positionner dans une économie globalisée et évolutive, et d’accéder ainsi aux sources de connaissance nécessaires afin de soutenir la compétitivité de leurs activités.
L’organisation d’entreprises sous forme de cluster est de nature structurelle, elle est faite pour durer, même si la forme que prend le cluster évolue sans cesse. En effet, pour faire face à la concurrence réelle ou potentielle à court et à moyen terme, les entreprises doivent développer leur compétitivité, c’est-à-dire leur capacité à s’inscrire durablement sur le marché. Et c’est grâce à des relations privilégiées entre les différents acteurs économiques et politiques locaux que le cluster peut véritablement s’ériger en un outil performant et dynamique de développement économique pour le territoire régional.
Les entreprises et autres acteurs locaux sont unis par une communauté d’intérêt (besoins et contraintes communs, complémentarités, interdépendances) et développent volontairement des relations de coopération dans un ou plusieurs domaines.
Le cluster peut également inclure les institutions de recherche et d’enseignement avec lesquelles les entreprises qui le constituent, développent des collaborations et partenariats.
Ces regroupements stratégiques peuvent être de nature verticale, dans le cadre de relations clients-fournisseurs, et/ou horizontale, unissant des entreprises développant un même type d’activité, utilisant une même technologie, ayant recours à un même type de ressource. On vise ainsi la collaboration axée sur la promotion de l’innovation et en particulier les regroupements structurés autour des domaines technologiques porteurs.
Les indicateurs d'évaluation
Certains premiers indicateurs d’évaluation sont proposés dans le document publié par la DIACT afin de mesurer les principaux avantages générés par les clusters.
Par exemple, le taux d’accroissement du volume des marchés nationaux ou à l’exportation, de la valeur des produits ou services proposés permettent de mesurer certains avantages compétitifs des clusters. De même, à un niveau micro-économique, l’amélioration de la productivité ou celle de la masse salariale, tant au niveau des effectifs que du niveau de salaire moyen sont également révélateurs des bénéfices générés par les clusters. De plus, ces derniers facilitent ou tout simplement permettent l’accès pour ses composantes à des services spécifiques, à certains équipements de production ou de conception, de R&D ou à de nouvelles technologies.
Le cluster offre également aux entreprises un meilleur accès à des ressources humaines plus qualifiées, maîtrisant les nouvelles compétences et meilleures pratiques récemment acquises. La valeur ajoutée qu’il procure à ses composantes se mesure également à la faculté qui leur est offerte de mettre en place de nouveaux partenariats, mais aussi de mieux appréhender et anticiper la conduite des concurrents sur le marché, notamment grâce à une optimisation de l’usage des nouvelles technologies.
Enfin, les avantages découlant de la pratique du clustering peuvent également être mesurés au regard de la réalisation d’économies d’échelle par une réduction des coûts de production, de R&D, de recrutement, de formation, de distribution ou encore de logistique ou de communication. Le cluster permet également d’augmenter le coût des actions de lobbying auprès des pouvoirs publics pour se protéger de l’entrée de concurrents potentiels sur un marché donné. Il permet un meilleur accès à certains types de subventions telles que pour la R&D et facilite ainsi les conditions de financement de l’entreprise, notamment par une confiance accrue des financeurs, tout en accélérant l’innovation et la dynamique de l’entreprise.
La liste de ces indicateurs n’est en aucun cas exhaustive mais leur mesure à intervalles réguliers permet une meilleure approche des impacts suscités par la mise en place de clusters au niveau local mais aussi national.
Mais le succès des démarches clusters est intimement lié à la mobilisation plus ou moins active des entreprises. L’intensité des avantages générés par le cluster est fonction de la mutualisation des connaissances, meilleures pratiques et technologies des entreprises qui le composent. Aussi, il paraît important, afin d’optimiser les bénéfices dégagés par le cluster, que ses composantes aient des objectifs individuels et collectifs cohérents. L’ « esprit de groupe » s’érige alors en véritable dynamique et condition de viabilité du cluster.



